Mobilisation à Horrues

Faisant partie des, trop rares, personnes informées du projet de la majorité PS libérale (J trouvez l’erreur) , avant même que l’ensemble des habitants d’Horrues ne soit sensibilisé, notre groupe avait déjà eu l’occasion de s’exprimer contre l’absurdité de cette opération financière.

Le projet de vente du front de la propriété de l’E.E.P.S.I.S (Etablissement d’Enseignement Professionnel Secondaire Inférieur Spécialisé) rue de la Garde à Horrues (propriété communale) afin de créer un lotissement social a provoqué une levée de boucliers de la part des citoyens : pétition et forte mobilisation.

Au delà de l’abattage d’arbres (sous couvert d’un rapport du département de la nature et des forêts de la Région Wallonne signalant deux ou trois arbres malades ou abîmés) et de la disparition d’une des seules parcelles boisées publiques d’Horrues, notre groupe tenait à mettre en évidence la mauvaise localisation de ce projet.

En effet, les différentes études (Plan Communal de Mobilité et Plan Communal de Développement Rural) ont montré la faiblesse de la desserte par les transports en commun d’Horrues. Positionner des logements sociaux dans cet état des choses revient à conduire les futurs locataires à être dépendants de leur voiture, de leur famille ou du voisinage.

De plus, cette parcelle est reprise en zone de services publics et d’équipements communautaires. La notion de service public (sous le signe de la satisfaction d’un besoin collectif) pour couvrir un lotissement social reste sujette à débat. La notion d’équipement communautaire est considéré par le Conseil d’Etat comme destiné à promouvoir l’intérêt général. A cet égard, trois conditions doivent être remplies : la mise à disposition du public, l’accessibilité à tous et l’absence de but essentiellement lucratif. C’est cette dernière destination qui nous semble compromise par ce projet.

Notre groupe souhaite que les zones de services publics et d’équipements communautaires deviennent propriété de la commune (ce qui n’est pas toujours le cas) et que des projets puissent avec le temps venir soutenir la dynamique locale au service de tous.

Ecolo est bien conscient du manque de lotissements sociaux sur Soignies (comme ailleurs) et demande de tenir compte non seulement de la mixité sociale mais aussi et surtout des possibilités de mobilité qui s’offrent aux futurs locataires ou propriétaires. Pour vivre à la campagne, il faut être mobile. Que ce choix soit donné à tous….